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Petit historique de l'Auto-Focus

Le flirt Zeiss-Pentax précédé d'un court historique

Le Pentax M 1,4 de 35

Le prix du matériel en 1984

Années 70: les grandes ambitions de Vivitar

 
           

Un peu d'histoire!
Asahi Pentax a construit sa renommée sur la série Spotmatic en monture 42 à vis. Celle ci, ne pouvant plus évoluer, est remplacée en 1975 par une monture à baïonnette dénommée K. On la retrouve aujourd'hui, avec quelques évolutions, sur les derniers AF de la marque avec une compatibilité toujours préservée.
Les boitiers K étaient surtout des Spotmatics à baïonnette et en 1976 ils sont remplacés par les premiers représentants de la série M : MX et ME. Très compact, léger, maniable, ils permettent à Pentax de renouer avec le succès. Ils seront suivi par le ME Super et d'autres boitiers automatiques.
En 1981, le LX est le premier reflex modulaire de Pentax, destiné au marché pro, il reste dans la philosophie des M par sa compacité. Un très beau boitier!
L'étape suivante est le boitier programmé qui décide tout seul de la vitesse et du diaphragme à utiliser. C'est le Super A en 1984, toujours compact, solidement construit, c'est un boitier très attachant.
Puis c'est l'arrivée d'appareil plus accessible financièrement : Program A, A3, P30 et P50; et en 1987, l'AF fait son entrée chez Pentax avec le SFX (on peut mettre à part le précurseur ME-F).

Un épisode peu connue : la collaboration Zeiss-Pentax.
Elle débute en 1971 et prend fin l'année suivante. Son premier effet est l'apparition du traitement multicouche SMC et T*. Les deux firmes ont partagé peut être le développement mais plus surement l'achat d'un brevet américain incontournable.
Zeiss Ikon possède à cette époque un reflex 24x36 à objectifs interchangeables, le Contarex (très beau, très cher) et une belle gamme optique en pleine évolution. Mais ce système coute plus cher à produire qu'il ne rapporte et surtout les développements du boitier pour suivre l'évolution du marché ne peuvent pas être rentabilisés sur une faible production.
Zeiss Ikon cherche donc un partenaire japonais dont il serait le fournisseur d'optique. Même la baïonnette K aurait été étudié chez zeiss dès 1971!
Mais la séparation a lieu à l'amiable en 1972, Pentax est suffisamment puissant pour poursuivre seul la production d'appareils photographiques et sortira la baïonnette K en 1975, soucieux d'amortir d'abord le coût de développement du traitement SMC.
Pendant ce temps Zeiss Ikon cesse la production d'appareils photos (courant 1972), vend ses nombreux procédés industriels, en particulier à Rollei, et trouve son prince charmant en la personne de Yashica en 1973.
Début 70 Yashica est inquiet pour son avenir, cette marque vend des appareils de gamme moyenne sur un marché très concurentiel. Quelque peu en difficulté financière Yashica est trop heureux de prendre part à un projet prometteur : produire en petite quantité un appareil de grande valeur et porteur d'optiques Zeiss. C'est le Contax RTS, présenté à la Kina 74.
Ce boitier inaugure une nouvelle monture à baïonnette (qui partage avec la pentax K un même mécanisme de simulation du diaphragme, modifié à partir du contax 137) et que Zeiss avait tenté de faire adopter par d'autres fabricants, sans succés !
Cette aventure continue aujourd'hui mais de manière plutôt confidentielle avec les Contax AF.
La gamme des optiques Pentax témoigne de cette époque par la présence du 3,5 de 15 mm d'origine Zeiss, encore présent au catalogue en monture KA (mise au point manuelle) et du 2 de 28 mm qui sera, remplacé par un modèle Pentax M plus compact pour répondre à la philosophie des boitiers correspondants en 1983.

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Présent dans les docs de l'année 1981, cet objectif semble avoir eu une vie très courte et je me demande s'il à été réellement disponible à la vente !
Son image et sa formule optique :


 













D' après le "Pentax lens study group" cet objectif ne serait jamais arrivé sur le marché... Si j'ai bien compris la traduction très pittoresque du japonais en anglais que m'a gracieusement fourni "Altavista" !
Ce site est néanmoins intéressant : grâce à un logiciel de conception optique il se propose d'évaluer les performances de divers objectifs (essentiellement des Pentax) et de prévoir, à partir de la formule optique et des verres employés, la distortion, les résidus d'aberrations, etc... On obtient ce type de diagramme :

 
 
 
     
 

Il existe divers logiciels de conception optique qui produisent sensiblement les mêmes types de diagrammes.
Si cela vous tente, vous trouverez sur leur site des notions d'optique permettant de les interpréter (ou presque)...

Tapez "optical design" dans un moteur de recherche, vous aurez le choix !

 
     
   

Ce qui fait dire à nos amis japonais que le f1,4 de 35 était potentiellement une très bonne optique. En revanche, pourquoi a t'il été abandonné, c'est toujours un mystère !

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